J’présente à vous-autres asteur (à cette heure) une tite histoire du “bonhomme” (ou, “l’ épouvantail”).
I now present to you a little story (account) of the scarecrow. In my Cajun locale we used “le bonhomme” for “the scarecrow.” The Cajun noun “bonhomme” is used to refer to any man, especially a stranger. E.G “Il arrive un bonhomme.” (A stranger arrives.) “L’épouvantail” was used also, but we preferred the first. “L’épouvantail” comes from the transitive French verb “épouvanter” which means “to terrify” or “to scare.”
I will publish the audio of this post later on this site.
This may be a far-fetched metaphor-like story, but I hope the application is understood and most of all new words or phrases will be introduced. Merci.
Un jour équand j’me revenais de l’école, j’ai vu un homme comme si il était après (aprés) se tenir début, et raide comme un poteau d’barrière, dans le clos d’maïs de mon papa. Tu vois, il fallait que j’prenne le tit chemin d’terre, qui coupait le clos d’maïs en deux, pour arriver à notre maison. J’mai demandé donc voir quoi-faire qu’un homme voulait (voûlut) se mettre dans un clos étranger justement pour tirer sa vue dans une seule diréction?
Y(il) fallait que j’pointe mon deuxième doigt vers cet homme, à cause de sa maigreur, pour voir si il serait en vie ou peut-être mort sur ses pieds. Voyez, j’étais aprés l’observer avec ma vue sur un de ses cotés. Son apparence me quittais connaître qu’il eût (avait) besoin de la nourriture. Il ersemblé très frêle! Tout d’un coup le vent s’a enlevé et l’homme s’a mannière grouillé, c’est ça que j’aie conclu, enfin.
Le plus prés (près) j’ approchais, le plus j’pouvait voir qu’il était habillé très drôle. Étonnnamment, il avait une vieille cravat allentour de son cou. Une cravat à plusieurs couleurs, manière caille. Sur sa tête était un chapeau d’laine qui penchait à la gauche et par en avant, comme si il était aprés saluer quelq’un. (Un chapeau pareil comme mon père apporte équand qu’il va pour se promener en village.) Il apportait une pair de pantalons (cullotes) déteindu (déteint), épis alles avaient quelques dichéreurs sur une de ses jambes. J’pouvais pas voir si cet homme avait des souliers ou pas, puisque ses pieds étaient cachés par moyen de les jeunes pieds d’maïs. Mais, j’m'ai fait une idée qu’il avait une pair de gros souliers, pas des souliers fins et peut-être dépareillés, aussi. Sa chemise était d’une couleur d’un chien sauvant. Le col de cette chemise était manière haillonné et il avait besoin d’un repassage (avec un fer à repasser). J’connaissais pas si il était aprés apporter des chausons ou pas parce que les bas de ses pantalons étaient aprés tomber sur le haut de ses arches de pieds. Il avait pas un ceinture, mais j’pouvais voir qu’il était aprés apporter des bretelles très lâches. Ses cheveux ersemblaient comme si ils (y) seraient blond comme du vieux foin.
Équand j’ai approché assez prés pour observer sa figure, j’pouvais pas voir aucuns battements de ses yeux. Enfin, endurer qu’il y avait deux yeux fabriqués comme des boutons. J’voyais pas des soucils et ni des paupières (cils) sur cet homme. Ses lèvres étaient peinturées sur sa figure. Y (elles) pouvaient pas grouiller pour parler avec moi. Sa peau d’figure avait une texture d’un sac à pitte, très perméable (plein de trous).
J’m'ai mis dans un état de confusion pour un moment, mais quand un vieux choque a venu se poser sur la tête de cet homme, j’mai aperçu que mon homme était justement un bonhomme, usé pour épouvanter les oiseaux dans le clos d’maïs de mon papa. Équand j’ai passé là en matin, en allant à mon école, le bonhomme (n)était pas planté dans le clos d’maïs. J’pense que mon papa l’a mis là aprés que j’sois parti (gone) (aprés j’ai parti) pour rejoindre le bus d’école.
La leçon que moi j’aie appris, c’est cette-la ici: il(y) faut pas passer jugement sur quelq’un ou quelque chose avant d’avoir tous les faits. Pour bien dire, quoi c’est qu’est quoi, et pas se tromper, il faut pas qu’on ouvre la bouche ou qu’on l’engage avant qu’on soit sûr avec nos pensées. Il faut qu’on débarbouille les yeux et notre esprit (idée) premièrement pour être capable de arriver à un judgement qu’est juste et résonable. J’me demande, est-ce que j’apprécierai un tel faux conclusion rendu de moi?
J’souhaite que vous-autres a pu comprendre ça que j’veuille (j’ai voulu dire) dire en haut et appris des nouveaux mots ou phrases. Peut-êtres vous-autres peut (pouvait) mettre tous ces mots ou phrases dans un manuel (livre) de conversation, pour consulter ce livre plus tard.
J’vas publier ce post dans une manière audio plus tard. J’vas aussi publier un Quizlet Set pour ce post. Espérez avec patience pour çula. Merci encore, Jim Léger

I enjoyed your story about the sscarecrow (bonhomme)
It brought back memories of my dad’s cornfield in Elton Louisiana where I grew up and spent many hours helping my dad hoe and later harvest the corn in his wagon pulled by work horses. Bien merci!
Mike Fontenot
Mr. Leger
I am very excited to have found a website that will hopefully help me develop my very limited knowledge of Cajun French. I grew up on the WestBank of New Orleans. My remembrances as a child growing up here in the fifties and sixties was that cajun french was still quite commonly spoken particularly in the Marrero, Lafitte and Westwego communities. My mother (Lecompte) spoke and still speaks french with her sister and cousins. Unfortunately, the french language here has diminished over the past few decades. I am glad to see that it still lives in other areas of the state.
Although I was not able to fully comprehend the story, I was able to pick up a few words and phrases.
Looking forward for listening to many more of your articles and recordings.
Cajun French is such a beautiful language!
Oh My God!….listening to you reminds me sooo very much of hearing my father’s family from Nunez/Kaplan. My dad passed away….the last of his family….I thought I lost the ability to hear the dialog that always made me “warm and feely” inside…Cajun French….he had to go to school to learn the English language….while he was dying, he would talk french in his sleep….it was soothing…
Thanks for putting this website up and taking the time to “teach” and let us remember what the sound of our heritage language is.
I appreciate you very much….Vicki “Bourque” Diamond
Hi. just found this website and wanted to say thanks! I am enjoying your writings. I’ll be back.